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EMDR : briser les chaînes de la phobie sociale

Imaginez-vous emprisonné par un souvenir, une image ou un sentiment qui vous hante à chaque coin de rue, à chaque rencontre ou même à chaque fois que vous fermez les yeux. Ces chaînes invisibles, issues de moments traumatisants ou de peurs irrationnelles, entravent la liberté de nombreuses personnes à travers le monde. Mais que se passerait-il si je vous disais qu’une technique, impliquant des mouvements simples des yeux, pouvait être la clé pour briser ces chaînes ? Bienvenue dans le monde fascinant de l’EMDR , une révolution dans le traitement des phobies et de l’anxiété sociale.


EMDR : briser les chaînes de la phobie sociale

1. Définitions

  • EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) : cette méthode se base sur l’idée que le traumatisme ou l’événement perturbateur reste "gelé" dans le cerveau, ne pouvant être traité correctement. Les mouvements oculaires rapides pendant l’EMDR aidaient le cerveau à "dégeler" et à traiter ces souvenirs.

  • Phobie : les phobies ne se limitent pas à des peurs simples. Pour qu’une peur soit considérée comme phobique, elle doit être durable, excessive et interférer avec la vie quotidienne ou les activités normales.

  • Anxiété sociale : elle va au-delà de la simple timidité. Les personnes atteintes peuvent ressentir une peur intense dans des situations quotidiennes où elles peuvent être jugées ou effectivement par d’autres, comme manger en public ou parler lors d’une réunion.


2. Comment fonctionne l’EMDR ?

  • Historique et évaluation : avant d’entamer l’EMDR, le thérapeute doit comprendre la nature et l’origine des symptômes du patient pour identifier les expériences traumatisantes clés à traiter.

  • Préparation : le patient apprend des techniques pour gérer l’anxiété et les émotions intenses qui peuvent surgir pendant le traitement.

  • Désensibilisation : cette étape permet au patient de revisiter le souvenir traumatisant tout en étant guidé dans les mouvements oculaires par le thérapeute. L’objectif est d’atténuer la charge émotionnelle du souvenir.

  • Installation : ici, l’accent est mis sur les croyances positives pour remplacer les croyances négatives associées au traumatisme.

  • Examen du corps : le thérapeute recherche des tensions ou des sensations dans le corps du patient qui peuvent être liées au souvenir traumatisant.

  • Fermeture : il s’agit d’une phase de relaxation pour permettre au patient de quitter la séance dans un état d’esprit calme et sécurisé.

  • Réévaluation : dans les séances suivantes, le thérapeute et le patient évalueront ensemble les progrès réalisés.



3. EMDR dans le traitement des phobies sociale

Le traitement des phobies par l’EMDR est basé sur l’idée que la phobie est souvent le résultat d’un ou de plusieurs événements traumatisants. Ces événements peuvent parfois être oubliés ou minimisés par la personne elle-même. L’approche de l’EMDR vise à traiter ces traumatismes sous-jacents, permettant ainsi de s’adresser directement à la cause racine de la phobie. Voici comment cela fonctionne plus en détail :

  • Identification de la source : avant tout, le thérapeute travaillera avec le patient pour identifier l’événement ou les circonstances exactes qui ont déclenché la phobie. Il peut s’agir d’un seul événement traumatisant (comme une attaque de chien) ou d’une série d’événements moins traumatisants mais qui s’accumulent avec le temps (comme plusieurs expériences négatives avec des hauteurs).

  • Revisiter le traumatisme : sous la guidance du thérapeute, le patient est amené à se rappeler cet événement traumatisant tout en exécutant des mouvements oculaires guidés. Cette étape peut être émotionnellement intense, car elle demande au patient de faire face à des souvenirs et des sensations éventuellement perturbantes.

  • Désensibilisation : grâce aux mouvements oculaires, le cerveau est censé retirer l’information traumatisante. Au fil des séances, le but est de diminuer l’intensité émotionnelle liée à ces souvenirs, jusqu’à ce que le patient puisse y penser sans ressentir de peur ou d’anxiété.

  • Instauration de croyances positives : une fois que le souvenir traumatique est désensibilisé, le thérapeute travaille avec le patient pour remplacer les croyances négatives associées à l’événement (par exemple, "tous les chiens sont dangereux") par des croyances plus positives et nuancées (par exemple, "je peux apprendre à me sentir en sécurité autour des chiens").

  • Évaluation et suivi : après plusieurs séances, le thérapeute évaluera les progrès du patient. Si le patient se sent à l’aise face à la situation précédemment phobique sans ressentir de peur intense, le traitement peut être considéré comme réussi. Cependant, un suivi est souvent recommandé pour s’assurer que les résultats sont durables.

Ne laissez pas vos peurs et traumatismes dicter votre vie. Contactez Sandrine Declerck, thérapeute à Paris dès maintenant pour ouvrir la porte à un futur plus serein et épanouissant. Votre chemin vers la guérison commence par un simple pas.
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