Burn out parental et charge mentale : savoir dire stop !

Burn out parental : un sujet tabou, je suis coupable de ne pas être une mère ou un père parfait ! 

 

L’épuisement lié au fait d’être parent est une des facettes de ce trouble mais ce n’est pas l’unique symptôme.

Quelques symptômes qui apparaissent progressivement mais  qui ont tous un point commun un certain degré d’intensité 

 

  • Fatigue intense et mal être, perte de sens et troubles du sommeil

  • Sentiment d’être vidé, épuisé, sentiment d’inutilité, épuisement total

  • Perte d’estime de soi, culpabilité intense, sentiment d’échec en tant que parent 

  • Difficulté à réfléchir correctement, irritabilité et stress chronique

  • Sentiment que les tâches quotidiennes sont insurmontables, incapacité à dire non 

  • Distanciation affective, voir dépersonnalisation et sentiment d’isolement, épuisement mental

  • Perte d’implication dans l’éducation et le soin des enfants, souffrance du quotidien et sensation de ne plus pouvoir supporter la pression pour des tâches ordinaires

Quels sont les symptômes et les signes avant-coureurs du burn-out parental ?

 

L’épuisement lié au fait d’être parent est une des facettes de ce trouble mais ce n’est pas l’unique symptôme.

Quelques symptômes qui apparaissent progressivement mais  qui ont tous un point commun un certain degré d’intensité 

 

  • Fatigue intense et mal être, perte de sens et troubles du sommeil

  • Sentiment d’être vidé, épuisé, sentiment d’inutilité, épuisement total

  • Perte d’estime de soi, culpabilité intense, sentiment d’échec en tant que parent 

  • Difficulté à réfléchir correctement, irritabilité et stress chronique

  • Sentiment que les tâches quotidiennes sont insurmontables, incapacité à dire non 

  • Distanciation affective, voir dépersonnalisation et sentiment d’isolement, épuisement mental

  • Perte d’implication dans l’éducation et le soin des enfants, souffrance du quotidien et sensation de ne plus pouvoir supporter la pression pour des tâches ordinaires

Quelle différence entre le burn out parental et professionnel ?

 

Le burn out 

Le burn out professionnel peut entraîner le même type de troubles que le burn-out parental, sauf que le sentiment d’échec, la perte de motivation et l’épuisement sont reliés au travail. Le burn out parental se manifeste dans la sphère familiale et concerne les relations avec les enfants similaire à celui qu’on rencontre dans les milieux professionnels connu sous le nom de syndrome d’épuisement professionnel ou de surmenage et surcharge de travail lié parfois à des problématiques de harcèlement. On identifie cela comme les risques psycho sociaux (souffrance au travail) en entreprise.

Burn out parental et dépression post-partum : est-ce la même chose ?

La dépression post-partum ou épuisement maternel est un trouble qui survient chez les mères, et parfois aussi les pères, dans les semaines ou mois qui suivent l’accouchement qui s’installe durablement contrairement au baby-blues.  Cette dépression s’installe pendant plusieurs mois et a un degré d’intensité important avec une notion de surcharge émotionnelle.

Un burn-out du côté maternel peut survenir plus tard durant la vie de l’enfant. Les premières années peuvent très bien se passer et les difficultés ne peuvent venir que lorsque l’enfant grandit. Des problèmes relationnels avec les enfants ou l’apparition de certaines contraintes peuvent mener à ce syndrome d’épuisement parental.

Quelles solutions pour sortir du burn out parental ?

 

Charge mentale et  mère parfaite : même combat ! Quand l’usure psychologique conduit à au déni 

La charge mentale est un « travail de gestion, d'organisation et de planification qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectif la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence », selon la chercheuse Nicole Brais (Université Laval, Québec).4 mars 2021.

Cette charge mentale est souvent liée au désir d’apparaître comme une mère parfaite

La première chose est de s’écouter, à savoir reconnaître cette intense fatigue physique et émotionnelle avec la notion de charge mentale qui va avec. Un travail thérapeutique vous aidera à comprendre ce que vous vivez en mettant des mots sur les maux, en faisant un travail sur vos croyances profondes qui ont été ébranlées et en vous aidant à lâcher prise sur l’idée d’être et de devoir être une mère parfaite...

Quelques  conseils pour prévenir l’épuisement

En prendre conscience ... C’est 50 % du chemin qui reste à parcourir .

Le déni du sentiment d’épuisement est le principal mécanisme de défense utilisé dans une situation de burn out parental.

La première chose est de s’écouter, à savoir reconnaître cette intense fatigue physique et émotionnelle avec la notion de charge mentale qui va avec. Un travail thérapeutique vous aidera à comprendre ce que vous vivez en mettant des mots sur les maux et en vous aidant à lâcher prise sur l’idée d’être et de devoir être une mère parfaite...

Souvent des signes avant-coureurs existent mais nous n’arrivons à en prendre conscience que lorsqu’il est déjà trop tard .... Cette notion d ‘effondrement psychologique et physique ne prévient pas. 

 

Mettre des mots sur les maux : dialoguer  pour redéfinir l’organisation de la vie de famille

Lorsque la charge mentale est admise, il est important d’en parler avec son/sa partenaire, ses amis, son entourage 

En discuter en toute bienveillance, en expliquant le poids qu’elle représente, et trouver des solutions à deux pour qu’elle soit mieux répartie au sein du couple est une étape primordiale pour alléger son quotidien.

Apprendre à déléguer

 

Apprendre à déléguer

C’est apprendre à laisser l’autre penser et faire du début jusqu’à la fin. Parce que non, dire « est-ce que tu pourras faire ceci, est-ce que tu pourras faire cela… » n’est pas déléguer, et la charge mentale pèse toujours autant.

 

Savoir prioriser  quand tout est important et urgent ! 

 

Pour cela, on peut utiliser un outil très facile à mettre en place: la matrice d’Eisenhower :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matrice d’Eisenhower – Crédit manager-go.com

Grâce à cet outil, on sait facilement reconnaître

Qu’est ce qui est important mais pas urgent

Ce qui est urgent mais pas important et que l’on peut déléguer

Ce qu’on peut abandonner  ce que l’on doit faire en priorité aujourd’hui, à savoir les tâches urgentes ET importantes (Quadrant 1), ce qui est important mais pas urgent et que l’on doit planifier (Quadrant 2), ce qui est urgent mais pas important et que l’on peut déléguer (Quadrant 3), et surtout ce qu’on peut abandonner et qu’il ne sert à rien de garder à l’esprit.

 

 

Trouver un temps pour soi pour plus d’accomplissement personnel : passer du « il faut » à « je »

Face à la fatigue émotionnelle et les facteurs de stress qui vont avec, il est bien souvent difficile de prendre du recul que cela soit en termes de surmenage face à un travail épuisant et ou tant que parents

Que signifie dans ce contexte prendre un temps pour soi pour aboutir à des résultats concrets et aller mieux sans culpabilité ?

  • Félicitation : En premier lieu, prendre un temps d’arrêt pour se féliciter de toutes les tâches accomplies dans une journée sans être dans une recherche de perfection absolue

  • Plaisir  : en second lieu, prendre un temps d’arrêt pour faire quelque chose d’agréable pour soi, uniquement pour soi. Cela peut être juste un petit moment pour soi ou autre chose mais au moins une fois par jour en dehors de toute autre sollicitation.

  • Relaxation : en troisième lieu, prendre un temps d’arrêt pour apprendre à se reconnecter à ses sensations corporelles,  que cela soit la pratique d’une activité physique et ou simplement le fait de réapprendre à respirer et se ressourcer par le biais d’exercices de médiation pour faire baisser votre taux de cortisol, principale hormone du stress par le biais aussi de la respiration abdominale.

En conclusion

Le burn out parental doit faire l’objet d’une prise en charge assez rapidement pour éviter des conséquences néfastes sur la santé et le bien-être du parent et de sa famille quand l’épuisement devient trop important. Généralement, le traitement du burn out parental consiste en une psychothérapie. Celle-ci peut être complétée par un traitement médicamenteux, mais cela dépend des cas. Si vous êtes en détresse,  un arrêt de travail  peut vous être délivré par un psychiatre ou un médecin traitant, si nécessaire.

Face à l’épuisement parental vous pouvez également demander un soutien social auprès des aidants familiaux comme PMI (Protection Maternelle et Infantile) où vous pourrez consulter des puériculteurs et des pédiatres. Il existe aussi certaines associations qui peuvent venir en aide aux parents en burn out parental. Vous y trouverez un espace de parole collectif avec des aidants spécialistes de la parentalité.

Certaines associations existent, notamment à Paris mais aussi ailleurs en France, pour venir en aide aux parents en burn-out parental. Vous pouvez également solliciter certaines structures locales comme les PMI (Protection Maternelle et Infantile) où vous pourrez consulter des puériculteurs et des pédiatres.

 

Lecture recommandée :

 

  • Sur la notion de charge mentale professsionnelle, charge de travail et santé mentale

Les ravages de la charge mentale professionnelle 22 juin 2021

https://www.lepoint.fr › Société

L'Ifop publie la deuxième édition de son baromètre sur la charge mentale professionnelle*, définie comme « l'encombrement psychologique provoqué par des préoccupations d'ordre professionnel, y compris en dehors des horaires de travail ». Un « indice de charge mentale » a même été conçu à partir des réponses à six questions :

  • le niveau de stress ressenti au travail,

  • le fait de penser au travail le soir et le week-end, l'impression « de ne pas s'en sortir »,

  • la difficulté à s'endormir le soir et

  • le sentiment d'intrusion de sa vie professionnelle dans sa vie personnelle.

Évidemment, les conclusions de cette étude sont d'autant plus intéressantes qu'elle intervient après les longs mois de confinement et de télétravail rendus obligatoires par la pandémie du Covid-19.

C'est très clair, le niveau de pression professionnelle ressentie par les femmes est significativement plus élevé que celui de leurs homologues masculins. Il apparaît ainsi que, si les femmes ressentent davantage de pression que les hommes – indice de charge mentale de 4,9/10 pour les femmes en moyenne contre 4,5/10 pour les hommes –, le fait d'avoir des enfants à charge est un facteur aggravant – l'indice s'élève ainsi en moyenne à 5,2 pour les mères de famille contre 4,7 pour les femmes n'ayant aucun enfant à charge. Enfin, près d'une mère de famille sur deux affirme ainsi avoir "souvent" l'impression qu'"elle ne va pas s'en sortir" dans son travail (44 %, contre 31 % seulement des pères de famille).

 

Sur la question – rendue de plus en plus épineuse par la pratique du télétravail – de la séparation entre le temps dévolu au travail et le temps dévolu à la vie privée, l'étude paraît alarmante. Le fait de songer au travail après les heures de bureau est un phénomène majoritaire chez les cadres, tous âges, sexes et secteurs d'activité confondus : cela se produit pour 92 % d'entre eux, 39 % des cadres ont « souvent » des difficultés à dormir à cause du travail et 16 % des cadres avouent qu'il leur arrive de penser au travail pendant une relation sexuelle.

Sans surprise, la charge mentale professionnelle a des conséquences sur les couples, et fait s'envoler les tensions entre conjoints. Les cadres victimes d'une charge très élevée (indice supérieur à 7) connaissent spectaculairement plus de tensions avec leurs conjoints : 69 % d'entre eux affirment avoir "souvent" des tensions dans leur couple. Autrement dit, la charge mentale professionnelle ne « pourrit » pas seulement la vie de celui qui la subit, mais aussi celle de son entourage.

Si l'on entre dans le détail de ce qui constitue la charge mentale professionnelle, on note que : 1/ les notes de frais et la gestion des jours de congé sont jugées par les sondés comme étant les tâches administratives les plus pénibles. 2/ les réunions sont perçues par les cadres (59 % d'entre eux) comme étant la pratique la plus pénible, devant la gestion des mails (56 %), les obligations de reporting (55 %), la gestion RH (47 %), la gestion des budgets (41 %) ou encore la réalisation de présentations type PowerPoint (41 %). La charge mentale professionnelle a de beaux jours devant elle.

* L'enquête a été menée par un questionnaire auto-administré en ligne du 22 avril au 3 mai 2021, auprès d'un échantillon de 1 003 cadres travaillant dans des structures de 10 salariés et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, secteur d'activité, niveau de diplôme) après stratification par région.

 

 

matrice d’Eisenhower