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T.O.C T.O.C : je voudrais voir un spécialiste !


T.O.C. : voilà bien trois lettres qui font peur à ceux qui ne savent pas ce qu’elles regroupent et qui font un enfer de la vie de ceux qui en souffrent.

Comprendre les T.O.C


Un T.O.C. ou trouble obsessionnel compulsif, est quelque chose (trouble anxieux), un geste répétitif, une attitude, par exemple, que le patient rencontre tous les jours (obsessionnel) et qu’il ne peut s’empêcher de faire (compulsif), même s’il sait parfaitement que c’est infondé, ou ridicule, selon le trouble, au risque de déclencher des crises de panique, parfois sévères.

Le fait de ne pas parvenir à faire ces petits gestes génère des troubles d’anxiété, qui obligent le patient à mettre en place des rituels (actes concrets ou ruminations internes) pour apaiser son angoisse.



Ces troubles concernent le plus souvent :

  • la peur de la contamination (55 %) ;

  • les pensées agressives (50 %) ;

  • le besoin de symétrie et d’exactitude (36 %) ;

  • les peurs somatiques (34 %).

Tous T.O.C. T.O.C ?


Ces troubles touchent 2,5 % de la population et touchent en principe les sujets jeunes, sans prévalence entre les hommes et les femmes. Pour les diagnostiquer, il existe un test : l’échelle d’obsession-compulsion de Yale-Brown (Y-BOCS), dans laquelle on évalue le degré de sévérité du trouble concerné en calculant :

  1. La durée du trouble,

  2. Les efforts mis en place par le patient pour le contourner et

  3. La gêne ou l’anxiété qu’il génère.



Comment diagnostiquer les T.O.C. ?


Elle donne un score global de 0 à 40, où 40 représente les troubles invalidants. Il faut savoir aussi qu’il y a souvent d’autres troubles associés, comme une dépression.

Si l’origine précise est méconnue, on cible néanmoins :

  1. Une insuffisance de production de sérotonine, une hormone qui fluidifie la circulation de l’information qui arrive au cerveau.

  2. Des facteurs héréditaires, c’est-à-dire que si, chez des jumeaux, l’un est atteint, l’autre a de grandes probabilités d’être également atteint.

  3. Des facteurs psychologiques, liés à la survenance d’événements traumatisants, d’une faible estime de soi et d’une surestimation des dangers.

Le risque le plus important de ces T.O.C. étant la tentative de suicide, il importe qu’ils soient diagnostiqués le plus tôt possible et traités.



T.O.C : les traitements


Le traitement repose sur les médicaments et les thérapies, qui peuvent être associés :

  • Les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine : en empêchant les cellules de capturer la sérotonine, le médicament permet un flux plus important de l’hormone, entraînant une meilleure circulation du message nerveux.

  • Les antidépresseurs (mais avec de potentiels effets secondaires).

  • Les anxiolytiques.

  • Les thérapies avec les TCC : thérapies comportementales et cognitives.



Les traitements agissent en moyenne à partir de quatre semaines, et permettent une guérison et une amélioration chez un tiers des patients.

Dans les cas résistants, l’hospitalisation peut être nécessaire, au cours de laquelle on pourra proposer :

  • L’électrostimulation : neurostimulation dans laquelle on envoie des ondes électriques.

  • La stimulation cérébrale profonde, au moyen d’électrodes implantées dans le cerveau.

  • La stimulation magnétique transcrânienne, série de courtes impulsions magnétiques pour stimuler les cellules nerveuses.



T.O.C : un spécialiste pour vous accompagner à Paris et à distance


Suivre une thérapie TTC vous permettra d’agir à long terme sur les comportements problématiques pour modifier les pensées et les émotions associées aux troubles.

En tant que thérapeute spécialisée, je vous aiderai à affronter ces situations :

  • En s’exposant de manière progressive à la situation causant l’anxiété ;

  • En prenant conscience des fausses croyances qui vous enferment dans le trouble ;

  • En contrecarrant vos pensées négatives.



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